Pourquoi EuropeanGraham?

patience buffett

 

Tout a commencé avec le graphique ci-dessous:

Evolution_du_ratio_actifs_cotisants-retraites

On y voit clairement que pour les générations des années 70 et après, la retraite, il ne faut pas trop y compter! En effet, puisque que ce sont les actifs qui cotisent pour que les retraités perçoivent une pension il apparaît clairement qu’en l’état le système ne tiendra pas.

Il va donc falloir envisager autre chose qu’attendre patiemment 60, 70, 80( ?) ans pour arrêter de bosser et siroter un mojito au bord de la piscine…

Une fois le constat fait qu’avons-nous comme possibilités pour envisager de se construire soi-même une épargne et peut-être même ainsi choisir le moment de s’arrêter, à 70, 60, 50 ( ?)…

Parmi les pistes sérieuses d’investissement nous avons :

  • L’immobilier, en direct ou via des SCPI : ce véhicule a la faveur des français, mais après des années de hausse continue des prix et malgré des taux d’emprunt actuellement très bas, le marché apparait cher, proposant ainsi des rendements souvent dérisoires et nécessitant des emprunts interminables.
  • Les obligations (souscription à des emprunts d’Etats ou se sociétés), essentiellement par le biais des fonds euros présents dans les assurances-vie. Malgré l’intérêt fiscal et successoral d’un tel placement, les rendements sont de plus en plus faibles (2.25% en moyenne sur 2015 après 2.5% en 2014) et il n’est pas prévu d’amélioration avant longtemps.
  • Les placements monétaires : par le biais des livrets, mais les taux sont actuellement anémiques.
  • La bourse : à long terme le placement le plus rentable (9.4% en moyenne par an sur la période 1857-2002) avec l’Immobilier (9.2% en moyenne par an sur la même période pour l’immobilier parisien). Cependant, après beaucoup de promesses, 2 krachs et des introductions en bourse qui ont rincé nombre d’épargnants (Eurotunnel, France Telecom, Dexia) les investisseurs individuels se retirent de ce marché considéré comme risqué.

Pourtant, en adoptant une approche prudente, focalisée sur l’acquisition de sociétés rentables, peu endettées et à des prix attractifs, il est possible d’obtenir un rendement satisfaisant à long terme, pour peu que l’on sache s’extraire du bruit assourdissant entourant les marchés financiers.

Ce sera l’approche de EuropeanGraham, proposer des valorisations de sociétés en appliquant les recommandations de Benjamin Graham, père de l’Investissement dans la Valeur et mentor de Warren Buffett.

Cette approche doit permettre de répondre à deux problématiques majeures pouvant expliquer les  déboires de nombreux investisseurs :

  • Le choix de sociétés : une approche mécanique de sociétés répondant à des critères qualitatifs et de prix doit permette d’apporter une réponse à cette problématique. C’est le sens des critères élaborés par Graham.
  • Vivre la volatilité : les mouvements des marchés peuvent être très brutaux, dans un sens ou dans un autre. Il faut savoir se concentrer sur du long terme et gérer son portefeuille en conséquence et selon des règles claires. Là encore Benjamin Graham propose une méthodologie que nous exposons et qui doit permettre à chacun de faire croître son portefeuille à long terme.

L’investissement dans la Valeur (ou Value Investing) repose sur 4 principes forts :

  • La volatilité n’est pas le risque : les cours peuvent varier à la hausse ou à la baisse, cela n’a aucune importance si ce n‘est de pouvoir acquérir, lorsque le marché le permet, des actions de société à des prix intéressants.
  • Prix et Valeur ne sont pas la même chose : les actifs ont une valeur sous-jacente qui peut différer d’avec le prix auquel il se négocie.
  • La marge de sécurité : il s’agit de la différence entre valeur et prix, le but étant d’acquérir un actif avec une marge de sécurité maximale.
  • La patience : il n’y a aucun moyen de savoir, au moment de l’achat, combien de temps le marché mettra pour reconnaître la valeur d’actif acquis. Cela peut prendre 6 mois, cela peut prendre 5 ans. Entre temps la volatilité peut mettre nos nerfs à rude épreuve, mais si la thèse initiale n’a pas changée, si la valeur intrinsèque n’a pas fondue, alors une baisse des cours peut être vue comme une opportunité d’acquérir de nouveaux ces actifs pour un prix bradé.

Notre ambition est que, grâce à ce site, en vous appuyant sur la démarche proposée par Benjamin Graham dans son ouvrage L’Investisseur Intelligent, l’acquisition d’actions de sociétés vous permettra de dégager des profits intéressants dans la durée, à la différence des 95% de particuliers qui perdent en bourse.